Archives mensuelles : juin 2020

QU’EST-CE QU’UN CORRESPONDANT LOCAL DE PRESSE ?

L’existence même du CLP est ignorée de la quasi-totalité des lecteurs de la presse, et d’une majorité des journalistes parisiens qui le prennent pour un journaliste local comme n’importe quel autre. La différence semble en effet souvent ténue : le CLP couvre la plupart des événements rythmant la vie des communes, comme le conseil municipal ou les assemblées générales associatives, est envoyé en reportage sur les accidents de la route, réalise des portraits, des interviews, écrit des annonces de spectacles et publie parfois des enquêtes. Il peut aussi être spécialiste du sport, tenant à lui seul la rubrique concernée sur une zone étendue. Sa principale caractéristique repose sur son travail de terrain, en particulier depuis que les réductions d’effectifs dans les rédactions locales ont contraint les journalistes à rester de plus en plus au bureau. Eux se sentent indéniablement journalistes. Ils ne maîtrisent pas toujours les codes d’écriture et de déontologie censés régir la profession, pointent certains journalistes en ignorant que c’est aussi le cas de bon nombre de leurs confrères à carte de presse.

Mais leurs articles irriguent les quotidiens et hebdomadaires régionaux, et par ricochet les médias nationaux. Pourtant, qui sait que les révélations portant sur le racisme débridé exprimé par des policiers de Rouen au sein d’un groupe Whatsapp ont été initialement publiées concomitamment par un journaliste de Paris Normandie et par un correspondant local de 76actu, média web du groupe Ouest-France ? « Je suis au tribunal quasiment à chaque fois qu’il y a des audiences. Quelqu’un qui ne connaît pas le statut pourrait penser que je suis journaliste. Payé à l’article, je gagne entre 30 et 210 euros par mois, le statut est précaire mais il me convient, on me fait confiance et on me valorise », témoigne son auteur, Frédéric Bernard, par ailleurs agent d’entretien, CLP depuis un an et demi.

Dénigrés par certains journalistes de la presse régionale, ils voient désormais leurs articles régulièrement publiés dans les pages régionales, les plus prestigieuses, en début de journal. « Le correspondant d’aujourd’hui est souvent très pro », pointe un journaliste de presse locale avec plus de 15 ans de métier, qui préfère rester anonyme afin de ne pas se mettre en difficulté vis-à-vis de sa direction. « Parfois, ils font quasiment le travail de mes confrères », ajoute un autre, lui aussi journaliste depuis plus de 10 ans. « Je ne vois pas tant de différence entre mes postes de journaliste-rédacteur en presse locale et ceux de correspondant », pointe un vingtenaire se destinant au journalisme. Il fait remarquer que la pratique traditionnelle des journalistes titulaires dans les rédactions locales n’est pas toujours d’une immense qualité journalistique.

LE CHAUFFEUR UBER, UN  PRIVILÉGIÉ À CÔTÉ DU CLP

Précaire, le CLP l’est encore davantage que les chauffeurs et livreurs des géants de la nouvelle économie. Censée n’être qu’une indemnisation de complément, leur rémunération représente souvent soit quelques centaines d’euros permettant d’échapper à la précarité, soit, pour ceux qui n’exercent que ce métier, parfois 50 h par semaine, soirs et week-ends compris, avec un revenu pouvant péniblement atteindre 1 000 euros par mois. Le tout sans contrat de travail, interdit par cette « activité accessoire », ni cotisations sociales, les entreprises de presse ayant su négocier des exonérations tant que le gain est inférieur à environ 600 euros par mois. Pour les CLP, pas de remboursement de frais, ni de bureau ou de matériel, pas de retraite, pas de chômage, pas de sécurité sociale, aucune indemnisation en cas d’accident du travail ou de grossesse, et souvent pas de signature sous les articles, ni même de décompte précis des versements. Juste un virement qui tombe chaque mois.

« C’est du black sans que ça s’appelle comme ça », indique un correspondant de La République des Pyrénées. Il est payé 15 euros pour un article d’une page, 2 500 signes avec photo (payée de 2 à 5 euros selon les titres), un tarif qui atteint 25 euros dans les journaux les plus rémunérateurs, là où la moyenne de la pige pour un journaliste encarté est de 68 euros par feuillet (soit 1 500 signes de texte, ndlr). Les CLP joints par ASI, dans toute la France, estiment leur revenu entre 3 et 5 euros de l’heure. Leurs droits d’auteur n’existent pas, ou presque : quand les journalistes du groupe Ouest-France ont négocié plus de 450 euros annuels pour la republication de leur articles et photos sur internet, ses CLP touchent 25 euros, et le journal considère que cela vaut pour une réutilisation à volonté. Dans des hebdomadaires du groupe Centre France, il a été annoncé aux rédactions qu’en septembre, le travail des CLP pourrait désormais être mutualisé et publié dans plusieurs journaux, sans aucune rémunération supplémentaire (et sans avoir prévenu les concernés pour l’instant).

OMERTA MÉDIATIQUE… SAUF POUR RECRUTER

Vous découvrez les conditions de travail de ces correspondants locaux ? Ce n’est pas vraiment un hasard : il n’existe strictement aucun article, aucun documentaire d’un média mainstream accessible sur le web qui évoque la question sociale chez les CLP, à l’exception d’un article payant publié dans le quotidien régional l’Union à l’occasion d’une révolte ponctuelle au sein d’un hebdomadaire local. Par contre, pour recruter à la pelle ces soutiers de la presse locale, pas de problème, les articles abondent. « Vous aimez votre commune ? Vous êtes curieux de tout ce qui s’y passe ? Et surtout de savoir pourquoi et comment ça se passe ? Vous êtes disponible, mobile et débrouillard ? », demande ainsi avec enthousiasme La Voix du Nord« La correspondance de presse n’est pas une activité salariée, mais elle fait l’objet d’une indemnisation », précise pudiquement Ouest-France dans l’une des nombreuses annonces.

D’autres encore sont plus élaborées, consacrées à un correspondant local ayant décidé d’arrêter. Son expérience est alors toujours décrite comme formidable, enrichissante, humaine… mais ne cherchez pas d’évocation de ses conditions de travail, ces articles n’en contiennent pas : ils sont d’abord destinés à dégoter un remplaçant, pas à le faire fuir. Pendant le confinement, certains journaux ont aussi eu la bonne idée de leur consacrer des articles, sans mentionner que leurs revenus s’étaient le plus souvent réduits de 25 % à 100 %, sans aucune indemnisation. Tous les CLP contactés racontent la même chose : ils sont entrés dans la rédaction locale, ou ont envoyé un courriel, et à eux les joies du terrain, des reportages en soirée et les week-ends, des sujets petits ou gros qui alimentent en général une majorité des pages de leur journal local.

D’UNE FONCTION SOCIALE À UN EXERCICE PROFESSIONNEL

Le correspondant local de presse était jadis un informateur gracieux, lettré, qui envoyait au journal des informations en provenance de son village en échange de reconnaissance sociale, et d’un abonnement. Pendant les 30 Glorieuses, des systèmes de rémunération d’ailleurs plutôt intéressants au regard du travail fourni, l’envoi d’un communiqué de presse ou d’un texte brut sans considérations de signes ou de ligne éditoriale, ont été mis en place pour ces journalistes occasionnels et amateurs. Mais ces trente dernières années, alors qu’une loi est venue formaliser ce statut, les indemnités ont été fortement réduites tandis que les exigences des rédactions se sont massivement accrues, sous la double pression de la numérisation et de la baisse des revenus de la presse régionale autrefois florissante. Selon les « livrets d’accueil » (la formation étant théoriquement interdite) de Ouest-France et du Dauphiné Libéré, qu’ASI s’est procurés, il est aujourd’hui exigé du CLP une véritable hiérarchisation des sujets, traités avec un angle et illustrés de photos soignées.

« On peut couvrir la kermesse, et à côté de ça, traiter d’économie, d’égalité homme-femme, j’ai pu faire des enquêtes sur l’environnement (telle que cette pleine page sur la pollution des nappes phréatiques aux pesticides agricoles, plusieurs mois de travail, ndlr), les attributions de logements sociaux ou l’accessibilité des bâtiments publics aux personnes à mobilité réduite », témoigne ainsi avec une certaine fierté une CLP de Ouest-France en Loire-Atlantique, Alina Holsenburger, membre du collectif et aujourd’hui démissionnaire. En 2019, elle en a tiré 6 500 euros. « Les gens ne font pas la différence entre un correspondant et un journaliste, si ce n’est que moi, il n’y aura jamais ma signature… c’est une forme de servitude volontaire. » Sur le terrain, ils sont aussi la façade journalistique de leur quotidien ou hebdomadaire. « Pour les gens, à partir du moment où on écrit dans le journal, on est journaliste, on fait d’ailleurs tampon avec la rédaction », complète une autre CLP du collectif elle aussi démissionnaire, Hélène Rolland, diplômée de Sciences Po.

« À cause du chômage endémique dans certaines régions, y compris pour des personnes qui ont un niveau d’éducation assez élevé, des femmes amenées à quitter un emploi suite à une ou des maternités, utilisent la correspondance comme une activité qui leur permet de développer une forme de sociabilité et de gagner de l’argent », analyse l’un des seuls sociologues des médias à étudier les CLP, Jean-Marie Charon. « Une partie importante du contenu est tout à fait correcte sur un plan journalistique suite à cette évolution sociologique », poursuit-il. « Beaucoup de gens ont conscience que c’est une espèce de tolérance qu’a obtenue la presse régionale, qui pose problème aujourd’hui, mais la situation de la presse est telle qu’on n’ose pas tirer sur une ambulance. » Et puis, dans beaucoup de rédactions locales, le CLP, qui parfois parvient à devenir journaliste, est d’abord considéré comme corvéable à merci, travailleur de l’ombre à qui l’on propose les sujets de moindre importance, ou le soir et le week-end. Les rédactions n’hésitent, elles, jamais à rappeler au CLP qu’il a choisi en connaissance de cause… et à préciser qu’en cas de désaccord, ou plutôt de « rupture de la confiance », ils n’auront plus de travail.

PAS JOURNALISTE, PAS PROTÉGÉ

Formalisé sur un plan législatif à partir de 1987, le statut de CLP repose d’abord sur sa distinction avec celui du journaliste professionnel. Contrairement à lui, son activité journalistique est théoriquement « accessoire », non salariée, ni « régulière et rétribuée » mais occasionnelle et indemnisée. Enfin, elle se caractérise par l’absence d’un « lien de subordination » avec la rédaction. Des subtilités d’une grande importance, dont l’absence de respect a valu, et vaut toujours régulièrement à certains médias, des actions victorieuses de CLP devant les Prudhommes pour emporter une requalification sur des postes de journalistes en CDI, souvent en établissant l’existence d’un lien de subordination par des consignes exigeant couverture d’un sujet, ou la possession des clés de la rédaction. Le groupe Nice-Matin y est actuellement confronté, avec deux CLP dont les juges de première instance ont considéré qu’ils étaient bien journalistes, selon les informations d’ASI (le journal a fait appel).

Ces spécificités législatives donnent lieu à d’étonnantes précautions langagières de la part des rédactions. On ne donne jamais un sujet à couvrir, au CLP, on lui « suggère », on lui « propose », on lui « indique », du moins par écrit et depuis que les directions des journaux se sont frottées à la justice. Si certains journaux respectent leur liberté, d’autres sanctionnent quelques refus par moins d’activité future. Elles ont aussi des conséquences sur la liberté de la presse. D’une part, ils ne bénéficient pas du secret des sources, celui-ci étant réservé aux collaborateurs « à titre régulier et rétribués », termes qui en excluent précisément l’activité des CLP. Un seul de ceux ayant témoigné à ASI était au courant de ce fait, que les rédactions se gardent bien de préciser. D’autre part, lorsqu’ils sont menés à réaliser des reportages sur le terrain, lors des manifestations de gilets jaunes ou lors d’actions illégales d’associations par exemple, ils n’ont aucune protection face à la police ou à la justice, si ce n’est, parfois, une « carte de correspondant » qui ne « vaut pas plus qu’un bout de papier », regrette l’un d’eux.

LES SYNDICATS DE JOURNALISTES HÉSITANTS

La commission de la carte de presse a pour habitude d’accorder le précieux sésame aux CLP qui la demandent en pouvant établir que le journalisme est bien leur activité « régulière, principale et rétribuée »… Mais qu’un CLP décroche sa carte pour la première fois est perçu comme une déclaration de guerre, aussitôt punie par la perte de son travail. Les rédactions s’abritent alors derrière le statut, il est en effet théoriquement interdit d’être correspondant avec une carte de presse. Pourtant, bien des journaux, au mépris de la loi, ferment les yeux sur des CLP avec carte de presse lors de leur recrutement, qu’ils soient de jeunes journalistes précaires, des pigistes en exercice ou des journalistes retraités de fraîche date. C’est notamment le cas de plusieurs hebdomadaires du groupe Ouest-France dans les Yvelines, selon les informations d’ASI.

Les deux syndicats de journalistes joints par ASI, le SNJ et le SNJ-CGT, sont fréquemment aux côtés des correspondants qui mènent des actions aux Prudhommes, et protestent régulièrement contre ce qu’ils perçoivent avant tout comme des dérives, soucieux de différencier les amateurs des professionnels. « Le statut est régulièrement détourné, c’est une tentation permanente des employeurs. Ce qui favorise cette dérive est que les journalistes qui partent n’ont pas été remplacés, certains CLP ont des rubriques entières », constate l’un des membres du bureau national du SNJ, Claude Cécile, journaliste local dans un hebdomadaire du groupe Ouest-France. Cependant, comme au SNJ-CGT, le statut lui-même ne fait pas l’objet d’une position syndicale, ni d’amélioration ni de suppression (le SNJ s’était toutefois opposé à la création du statut, en 1987). Il est en effet considéré utile tant qu’il se restreint à une activité composée de quelques petits articles par mois, portant sur des événements locaux considérés d’importance mineure.

RÉVOLTE CHEZ OUEST-FRANCE

Les CLP n’étant pas collectivement défendus par les syndicats de journalistes, ils disposent de quelques associations, dont aucune aujourd’hui ne porte plus de revendication sociale. Les luttes, elles, sont encore plus sporadiques, souvent limitées à quelques correspondants d’un seul titre ou à des protestations anonymes via des médias indépendants ou sur Acrimed, faute de sécurité de leurs emplois et du fait de leur isolement, loin des rédactions et donc des autres CLP dont ils ne disposent pas des coordonnées. En Loire-Atlantique, le collectif de CLP a été créé en décembre 2018, notamment grâce à une erreur de courriel du directeur départemental de Ouest-France, qui leur a ainsi fourni les adresses de courriel de tous les CLP du département. Mais il ne comptait qu’une petite dizaine de membres jusqu’au confinement. La diminution drastique des commandes d’articles et donc de leurs revenus, puis de premiers échanges individuels souvent tendus avec la direction du journal à ce propos, ont rapidement fait croître l’effectif.

LES CLP, DE « VRAIS-FAUX JOURNALISTES »

Espérant un temps pouvoir bénéficier du dispositif de l’État destiné aux travailleurs indépendants et libéraux, selon une réponse du gouvernement à des députés, ils ont finalement appris qu’ils en étaient exclus, faute de numéro Siret. Et se sont donc retournés vers le journal.  La direction de Ouest-France, qui emploie 2 400 correspondants fournissant 70 % des articles, a réduit de 500 000 euros en mars et avril 2020 ses versements aux CLP par rapport à la même période en 2019, selon les informations d’ASI. S’abritant derrière leur statut afin de ne délivrer aucune indemnisation exceptionnelle aux CLP, Ouest-France leur a cependant indiqué que certains sujets seraient plus payés qu’à l’habitude, du 17 mars au 10 mai. Soit la période exacte pendant laquelle il leur était explicitement demandé, selon nos informations, d’envoyer le moins d’articles possible. Ce collectif a donc décidé de rendre l’affaire publique par un communiqué demandant, à court terme, une aide de leur journal, et à plus long terme, l’examen de leur statut dont ils estiment qu’il « sert à la fois de base et d’excuse, pour détourner le regard des situations précaires ».

LES POLITIQUES AUX ABONNÉS ABSENTS

En 2015, une vingtaine de parlementaires, députés comme sénateurs, se sont mobilisés rapidement et avec succès en posant des questions au gouvernement, lorsqu’une révision législative allait rendre les CLP redevables de cotisations sociales dès le premier euro, risquant d’assécher le vivier de « journalistes à bas coût », comme ces travailleurs se perçoivent, pour les journaux locaux. A cette exception près, depuis vingt ans, le nombre de responsables politiques à se préoccuper de leur sort est remarquablement faible, avec moins de dix questions posées afin de demander un réexamen de ce statut. Les réponses du gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, sont d’une grande constance en deux décennies. « Le statut actuel demeure pertinent et il n’est pas envisagé de le modifier », est-il le plus souvent indiqué, par exemple au sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur qui a posé la question 2 fois en 10 ans.

« Il y en a de plus en plus dont c’est la seule source de revenu, et à cet égard, certains journaux utilisent largement des CLP payés infiniment moins chers que les journalistes titulaires », constate Sueur. Certains groupes de presse, Ouest-France en tête, ont en effet rapproché, ces dernières années, l’exercice du CLP de celui du journaliste, tandis que les journalistes locaux, moins nombreux, deviennent des rédacteurs en chef de fait, enfin ils « recrutent, animent et développent une équipe de correspondants », selon les formations dédiées. Sueur souhaiterait l’adaptation du statut des CLP « qui prenne en compte la situation de ceux pour qui c’est au moins un mi-temps ». Une proposition fermement rejetée par les syndicats de journalistes afin d’éviter la création d’une sous-catégorie de journalistes professionnels, expliquent-ils en se focalisant sur l’arrêt des dérives, sans pour autant réclamer l’abolition pure et simple des CLP.

« Je comprends les journalistes, mais ça ne règle pas le problème », répond Sueur, en se disant prêt, si le collectif de Ouest-France devient national, à tenter d’organiser une table ronde avec le gouvernement, les syndicats patronaux de la presse et ceux des journalistes. « Aucun groupement ne s’intéresse à eux, pas même les syndicats, alors qu’ils sont de plus en plus nombreux à grossir les rangs des ‘indépendants’ dans nos départements de province, pour beaucoup demandeurs d’un emploi stable », conclut le délégué SNJ, journaliste local et ex-CLP Jean-Marc Thibault, qui se bat de longue date pour leur reconnaissance, y compris au sein de son propre syndicat. En attendant, ils semblent voués à la précarité.

Sollicitée, la direction du groupe Ouest-France a invité ASI à « se rapprocher » de l’Alliance de la presse d’information générale. Présidée par Jean-Michel Baylet, ex-ministre de gauche et président du groupe de quotidiens régionaux La Dépêche, le syndicat patronal regroupe notamment les syndicats des entreprises de presse locale quotidienne et hebdomadaire. « L’Alliance n’a pas de position particulière à exprimer sur le sujet », a répondu à ASI son directeur général.